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GoldWing 1800 - Essais |
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Vers la fin du mois d’Octobre 2000 eurent lieu dans l’Ohio,
berceau de la GOLDWING, les essais presse. Ces opérations prévues
sur une durée de 3 jours avaient pour objet de mettre en évidence,
avant réalisation des premières ventes, les diverses capacités
de la nouvelle GW, tant au niveau des possibilités techniques que
de l’agrément de pilotage et du confort.
Durant le 1er jour, le groupe put utiliser la machine à ce pourquoi
elle fut autrefois conçue : de longues routes au revêtement
lisse et quelques sites de stationnement pour permettre aux essayeurs
de se mettre la machine en mains, de vérifier sa maniabilité et
de tester ses possibilités d’accélération et
de freinage.
Le jour suivant fut plus sportif et destiné à explorer les
capacités dynamiques de la nouvelle GOLDWING : le sud de l’Ohio
est le paradis des sportifs à 2 roues avec des grandes courbes rapides
et des routes secondaires sinueuses et moins rapides nichées dans
une région aux innombrables collines
Plus qu’une longue littérature, il nous est apparu plus attrayant
de présenter les commentaires de ces organes de presse sous forme
d’une liste de ressentis sur des points particuliers de la moto.
Notons tout d’abord que HONDA avait mis à disposition 3 typologies
de GL 1800 : le modèle de base sans option, la version dite de caractère
en jaune avec options carbone et petit pare-brise et des versions « full
options » affublées de tous les chromes possibles de la gamme.
C’est bien une GOLDWING : la 1ère impression dès la
mise en route confirme l’inscription sur les cache-culasses ; le vaisseau
amiral de HONDA avec son luxe presque ordinaire pour les habitués
Sur les 1ers tours de roues, la première idée est que ce moteur
est celui de la F6 : plus nerveux réponse plus rapide etc.
Le départ sur des revêtements douteux permet de se décontracter
: celle-ci a nettement moins tendance à tomber dans les inégalités
de pavés que sa grande sœur ; le poids inférieur y est
sans doute pour quelque chose ; la machine est plantée sur ses pneus
et on ne ressent pas ces vibrations latérales si présentes
sur le 15 à basse vitesse
La puissance est immédiate sans creux et sans brutalité et
la note rauque de l’échappement laisse supposer que ce moteur
est fabuleux dès qu’il est dans les tours.
En roulant ; le pare-brise standard en position basse on note moins de courant d’air sur les jambes, le dos et le coup du pilote et du passager que sur la 1500 même équipée du grand pare-brise profilé. En revanche, des mouvements d’air apparaissent au niveau du visage. Si l’on souhaite une protection totale, il faut remonter le pare-brise de 2 ou 3 crans. L’absence de ventilation de pare-brise est regrettable pour ses possibilités de désembuage à basse vitesse lorsqu’il pleut, ce qui fut le cas pendant les essais.
Les commandes sont pratiques et la visibilité des cadrans excellente et sans surprise ; le système audio est assez intuitif même s’il vaut mieux en faire l’apprentissage à l’arrêt
La selle totalement redessinée est la plus confortable jamais installée
sur une moto. Certains doutent de l’intérêt d’un
dossier pilote.
Les pieds tombent naturellement sur les repose-pieds et trouvent naturellement
le sol bien à plat à chaque arrêt.
A faible vitesse sur parking, la GL 1800 se manipule beaucoup plus aisément
que la 1500. La répartition des masses en est sans doute la cause.
En jouant des gaz et des freins on manœuvre quasiment en butée
de direction sans le « shimmy » bien connu sur le 15 surtout
en charge.
En usage quotidien, la nouvelle GW se révèle très souple
et aisée à manipuler en circulation ou sur le parvis glissant
des stations de carburant
En rythme plus soutenu, sur du revêtement ondulé, le couplage
suspension/pneu paraît très bien s’entendre avec les
ressources du moteur et du cadre. Ceci fait dire aux essayeurs que même
les motards inexpérimentés peuvent très bien se servir
de cette machine sans éprouver le stress souvent connu par les nouveaux
pilotes de GOLDWING.
L’adaptation des suspensions à une conduite plus sportive les
a nécessairement rendues un peu plus « rêches ».
Malgré cela, aucun des essayeurs ne s’est plaint d’une
différence de confort vis à vis de la GL1500.
La capacité de chargement, caractéristique importante sur la GOLD reste sensiblement la même ; les sacoches sont légèrement plus étroites afin de rétrécir un peu l’arrière de la machine. Le coffre est plus grand tout en étant plus court et plus large que son prédécesseur. Il peut toujours contenir 2 casques. Le lecteur de CD n’interfère pas dans le volume du coffre.
Sur la conduite plus sportive des jours 2 et 3, les conclusions sont édifiantes. Les conducteurs même peu expérimentés frotteront les repose-pieds sans trop de difficulté et la machine reste très sûre dans toutes les circonstances. Les possesseurs de répliques ou de dérivés de moto de courses devront être talentueux face au pilote de GOLD expérimenté ! ! plusieurs des motos d’essais sont revenues avec les pare-cylindres sérieusement entamés.
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Dans ces conditions de conduite ceux qui connaissent le 1500 à carburateur
et sa boîte un peu « rocailleuse » seront déçus
par une boîte qui semble un peu impersonnelle sur le 18 mais enivrés
par le caractère du moteur qui se laisse emmener dans les tours et
s’y sent très à l’aise ; la grosse WING assure
aussi dans le son très personnel de son échappement à 4000
trs/mn et dans l’accélération qu’il procure à cet
instant.
La GL 1800 laisse apparaître un potentiel impressionnant si l’on
chatouille le moteur et si la GL 1500 gémissait lorsqu’on en
atteignait les limites, c’est le pilote qui fera la différence
sur la GL 1800.
Même sans être un pilote agressif, la conduite en dehors des
sentiers battus permet d’apprécier les superbes qualités
des freins, de la suspension, de l’anti-plongée et du cadre.
Voilà ; maintenant la GOLDWING reste, à priori, une machine pour cruiser ; la vérité se trouve dans le plaisir d’une conduite à sa main, avec une passagère et des bagages pour 2 semaines, la stéréo dans les oreilles et la CB pour discuter avec les routiers ; c’est sans doute là que se trouvera à nouveau le plaisir de piloter la GOLDWING 2001, la toute nouvelle GL 1800.
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